Toilettes sèches et économie d’eau !

Après un an d’utilisation de nos toilettes sèches je souhaite faire un petit bilan.

Nous avons installé dans la maison 2 toilettes sèches, plus précisément des toilettes à litière biomaitrisée. Il s’agit simplement de seaux en inox placés sous le siège des toilettes. Une bavette inox fait la jonction et évite les fuites entre le siège et le seau. Les seaux inox sont plus chers, mais se nettoient plus facilement que ceux en plastique, ne conservent pas les odeurs et sont plus durables. Ces seaux recueillent urines et déjections avec ajout de matière végétale riche en carbone cellulosique. Ici un mélange de copeaux et de sciure de bois non traités fournis gracieusement par un charpentier situé à 4 km de la maison. L’ajout de copeaux et de sciure « permet de bloquer (par inhibition) les réactions enzymatiques dans les déjections, réactions qui sont responsables du dégagement des odeurs. Ce blocage ne peut avoir lieu qu’en présence d’urine » (source : https://www.eautarcie.org). Nous fonctionnons avec 3 seaux inox de 12L pour une semaine à 4 personnes, plus un seau plastique comme urinoir extérieur. Le faible volume participe à l’absence d’odeur car il faut le vider fréquemment, c’est aussi moins lourd à porter qu’un plus grand volume. Pas d’odeurs persistante à condition de mettre suffisamment de copeaux et d’avoir un mélange sciure-copeaux bien aéré et plus riche en copeaux qu’en sciure. Pas de bruits non plus, fini les bruits de chasse d’eau et les « plouf », finis aussi les éclaboussures !

Pas d’eau donc des économies, notre consommation totale d’eau potable sur un an pour une famille de 4 personnes atteint 22 m3 contre 60 m3 l’année précédente avec des toilettes à eau !

Les seaux sont vidés une fois par semaine dans un composteur en bois fait maison sur une dalle chaux/ciment afin d’éviter la contamination du sol. Comme la dalle empêche le contact direct avec les micro-organismes du sol, le compost a mis un peu de temps a démarrer, mais il fonctionne bien maintenant. Avant chaque vidange, je brasse le compost à l’aide d’une fourche pour bien l’aérer et le mélanger. Ainsi il monte bien en température, à chaque brassage on voit et on sent la chaleur qui se dégage. Le volume de compost au bout d’un an atteint un peu plus d’1 m3. Un volume faible traité naturellement sur place contre un volume à traiter en station d’épuration 30 à 40 fois supérieur avec des toilettes à eau. Mieux, ces déchets polluants et coûteux à traiter dans l’eau vont devenir une ressource pour notre potager !

Pour info, nous utilisons environ 40 L de copeaux/sciure non tassé par semaine soit environ 2 m3 sur l’année.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s